POUR CEUX QUI SONT TOUOURS PRÊTS

Explorer, c’est découvrir ce qui nous fait vibrer et d’y aspirer sans relâche. Cette quête est incarnée par nombre d’individus à travers le monde.

Deux de ceux-ci –les athlètes et membres de L’équipe The North Face Kaitlyn Farrington et Jimmy Chin – vous sont présentés plus bas à titre d’exemple éloquents de ce qui peut être accompli lorsqu’on exploite à fond son potentiel physique et mental.

The North Face a également établi un partenariat avec le département américain de l’Intérieur afin d’offrir 100 000 $ en dons à des intervenants remarquables de l’organisme d’insertion 21st Century Conservation Service Corps (21CSC) Ces personnes et équipe d’exception – Jeremy Taitano, Anthony “Chako” Ciocco, LaJuan Tucker et les instigateurs du Team Rubicon – se voient remettre une subvention de 25 000 $ en reconnaissance de leur implication sans relâche dans la promotion communautaire et environnementale auprès de leur entourage.

Découvrez leur histoire et partagez la vôtre par à #neverstopexploring.

Kaitlyn Farrington

Planchiste

Ce n’était pas un saut particulièrement impressionnant – 10 ou 15 pieds au plus au-dessus d’un mur de ciment dans la cour arrière d’un hôtel en Autriche. La médaillée d’or aux Jeux de Sotchi, Kaitlyn Farrington, s’élance. Au sommet du tremplin, alors que l’athlète se prépare à effectuer un 360 côté face, la carre de la planche se coince sur la piste, provoquant un déséquilibre et une lourde chute sur le dos et la nuque.

C’est loin d’être la première fois que Kaitlyn rate un saut – il y en a eu des bien pires. Mais lorsqu’elle tente de se relever cette fois-ci, rien ne bouge – son corps ne répond plus. Alors que la perspective de la paralysie s’immisce peu à peu dans ses pensées, une sensation de picotements désagréables se propage lentement à l’ensemble de ses membres.

Ce n’est que deux semaines plus tard, en examinant les résultats des rayons X, qu’on lui révèle qu’une malformation congénitale laissant trop peu d’espace entre ses vertèbres et la moelle épinière. Le verdict du médecin tombe : retrait de la compétition, avec par contre la possibilité de continuer à pratiquer son sport, mais en dehors de la demi-lune. Kaitlyn s’est juré de ne pas baisser les bras devant un tel coup du destin.

Elle laissera de côté ses rêves de gloire olympique et de demi-lunes glacées et mettra plutôt à profit ses habiletés de planchiste experte pour se réinventer sur les pentes abruptes de la haute montagne. Quelques mois auparavant, tout aurait pu basculer; mais ce qui fut d’abord perçu comme un obstacle insurmontable se transformera en fenêtre ouverte sur un monde de nouvelles possibilités.


Jimmy Chin

Alpiniste

Dans son film relatant l’ascension du redoutable "aileron de requin" (le Sharks Fin) sur le pic Meru, Jimmy Chin tente de répondre à cette éternelle question : pourquoi? Qu’est-ce qui pousse une personne à risquer le tout pour le tout dans le but de conquérir un sommet, d’accomplir une descente inédite ou de réaliser une photo unique en son genre? La réponse est en fait toute simple : parce que le besoin d’explorer est inscrit dans notre ADN. Évidemment, des personnes comme Jimmy manifestent ce besoin d’une manière un peu plus spectaculaire que d’autres, mais il demeure que ce désir d’outrepasser nos limites – géographiques, physiques, émotionnelles, intellectuelles ou spirituelles – est une flamme qui nous consume tous. Et qui est peut-être même à la base de la condition humaine.

Depuis toujours, l’instinct d’exploration propulse Jimmy aux confins de ses propres limites et le pousse à aller plus loin, plus haut, à capter cette image ultime. En aspirant constamment à réaliser son plein potentiel – dans son sport ou son art –, il en est venu à représenter l’idée qu’on se fait de nos jours d’un explorateur moderne. Pour Jimmy Chin, une exploration réussie ne consiste pas seulement à atteindre concrètement un sommet; elle vise aussi à pousser le plus grand nombre à découvrir leur plein potentiel.


Team Rubicon

Organisme sans but lucratif voué à l’intervention en cas de catastrophe, Team Rubicon réunit l’expertise et les compétences d’anciens combattants avec celles de premiers répondants afin de déployer ses effectifs le plus rapidement possible en situation d’urgence. Fondé par deux anciens membres des Marines à la suite du tremblement de terre qui a dévasté Haïti en 2010, Team Rubicon s’est donné pour mission d’offrir aux anciens combattants trois perspectives dont ils sont privés depuis leur départ de la vie militaire : une utilité, en portant secours à des sinistrés; une appartenance, en participant à une mobilisation commune; et une identité, en se joignant à un nouveau type de mission.

La candidature de Team Rubicon a été retenue en raison du fait que ces vétérans incarnent de manière exemplaire l’idée d’ « explorer sans relâche ». Impliqués au premier plan dans l’une ou l’autre de leurs missions d’aide humanitaire, ces hommes et femmes personnifient les notions de courage et de gratification présentes lorsqu’on franchit nos limites physiques et psychologiques.


Jeremy Taitano

Student Conservation Association

Jeremy Taitano n’a rien du jeune homme ordinaire de 21 ans Cet étudiant de l’Université Temple à Philadelphie et pratiquant assidu de parkour est natif de l’île de Saipan dans le Pacifique. Ce petit territoire américain d’outre-mer est réputé pour son extraordinaire récif corallien et sa faune marine luxuriante. Jamais la beauté de sa terre d’origine n’aura semblé banale pour Jeremy et dès son plus jeune âge, il est aux premières loges pour constater les impacts qu’ont les changements climatiques sur son île chérie. Il n’en faut pas plus pour lui donner le goût de s’impliquer dans l’action environnementale et se joindre à la Student Conservation Association (SCA).

Son ambition d’inspirer les autres à protéger la planète tout en adoptant une attitude respectueuse envers autrui le pousse à poursuivre son travail au sein de la SCA. La SCA reçoit l’une de nos subventions parce qu’elle démontre un véritable esprit d’exploration en faisant croître la prochaine génération de défenseurs de la nature. Jeremy constitue un parfait exemple de rassembleur au sein de la SCA, qui pousse d’autres jeunes gens à s’impliquer à leur tour.


Anthony “Chako” Ciocco

Conservation Legacy

Un projet à la fois, Anthony “Chako” Ciocco fait en sorte de transformer la vie des hommes et des femmes autochtones par le biais de la protection environnementale. Chako est responsable du programme des terres ancestrales (Ancestral Lands program) en territoire Navajo, sous l’égide de la division du Sud-Ouest de l’organisme Conservation Legacy. Sous sa gouverne, un grand nombre de jeunes Navajos travaillent à la restauration d’écosystèmes fragilisés. Grâce à leurs efforts de rétablissement écologique et de développement d’infrastructures récréatives, ils favorisent l’accès des membres de la communauté aux grands espaces et les incitent à prendre possession de leur territoire.

Issu de la nation Mvskoke, Chako aura toujours eu à coeur la préservation des cultures ancestrales. Citoyen modèle, il se veut un motivateur pour tous ceux qui souhaitent provoquer de réels changements environnementaux. Le programme des terres ancestrales reçoit cette subvention en raison de son implication communautaire et culturelle de Chako, mais aussi à cause des qualités de meneur dont il fait preuve.


LaJuan Tucker

American YouthWorks

L’implication communautaire de la jeune LaJuan Tucker se manifeste très tôt alors qu’elle grandit dans la portion ouest de la ville de Philadelphie, en Pennsylvanie. Malgré la violence et les problèmes de drogue endémiques à son environnement, Tucker est déterminée à ne pas tomber dans la déchéance de ses semblables. Choisissant plutôt d’aider à transformer des vies autour d’elle par l’entremise de l’implication sociale, elle fait d’abord du tutorat scolaire puis du mentorat auprès d’ex-toxicomanes Navajo cherchant à se réconcilier avec leur communauté.

Cette expérience de bénévolat l’amène à se joindre à l’organisme American YouthWorks, où elle devient chef d’équipe dans le cadre du programme interne Conservation Corps au Texas. Par la suite, Lajuan décroche un poste de gardienne de parc de niveau II au Service des parcs de la ville d’Austin. L’une des rares Afro-américaines à détenir ce titre aux É.-U., elle en tire de riches enseignements qui lui sont d’un précieux recours lorsqu’il s’agit d’encourager les rêves de la jeune génération.

L’organisme American YouthWorks reçoit cette subvention en raison de l’assiduité de Lajuan à promouvoir la protection de grands espaces comme voie professionnelle auprès des jeunes.